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Mass mind control: Société psycho-civilisée

mercredi 21 septembre 2011 à 22h45:19 GMT -4.00

L'ère technotronique implique l'apparition progressive d'une société plus contrôlée. Une telle société serait dominée par une élite, non contenue par les valeurs traditionnelles. Bientôt, il sera possible d'imposer une surveillance presque continue de chaque citoyen et de maintenir des dossiers complets et mis à jour contenant même les informations les plus personnelles sur le citoyen. Ces dossiers pourront être récupérés instantanément par les autorités.

Zbigniew Brzezinski.



Vers une société psycho-civilisée
Par David G. Guyatt

Les origines  du développement des armes électromagnétiques antipersonnelles remontent  à 1940-45. La plus ancienne référence existante, à ma connaissance, qui en fait mention est citée dans le U.S. Strategic Bombing Survey (Pacific Survey, Military Analysis Division, Volume 63) qui passa en revue les efforts japonais de recherche et développement sur un "Rayon de la Mort."

Bien qu'elles n'atteignirent jamais le stade de l'application pratique, ces recherches furent néanmoins considérées suffisamment prometteuses pour justifier des dépenses de deux millions de Yens durant les années 1940-1945. Se livrant à un récapitulatif des efforts japonais, les scientifiques alliés conclurent qu'il serait envisageable de développer un dispositif de rayon de la mort qui pourrait tuer des êtres humains non protégés à une distance de 5 à 10 milles. Des études démontrèrent que, par exemple, des moteurs d'automobile pourraient être arrêtés par des ondes synchrones dès 1943. (1) Il est donc raisonnable de supposer que cette technique existe depuis de nombreuses années. Des recherches sur de la matière organique (souris et porcs ) révélèrent que des ondes de 60 centimètres à 2 mètres de longueur causaient l'hémorragie des poumons, tandis que des ondes plus courtes de 2 mètres détruisaient les cellules du cerveau.

Cependant, les expériences sur la modification du comportement et la manipulation de l'esprit ont un passé beaucoup plus horrible. Les médecins nazis du camp de concentration de Dachau entreprirent des expériences sur l'hypnose et la narco-hypnose, utilisant la drogue mescaline sur des prisonniers involontaires. Des recherches additionnelles furent menées à Aushwitz, utilisant une gamme de produits chimiques incluant divers barbituriques et dérivés de la morphine. Plusieurs de ces expériences s'avérèrent fatales.

Après la guerre, la U.S. Naval Technical Mission fut chargée de mettre la main sur tout le matériel industriel et scientifique pertinent ayant été produit par le Troisième Reich et qui pouvait  s'avérer utile aux intérêts des États-Unis. Après un rapport exhaustif, la marine initia le Projet Chatter en 1947. Plusieurs des scientifiques et des médecins  nazis basés à Heidelberg qui menèrent des expériences affreuses sur des prisonniers furent recrutés par l'armée américaine et ensuite relocalisés secrètement aux États-Unis dans le cadre du programme Projet Paperclip. Sous la conduite du Dr. Hubertus Strughold, 34 anciens scientifiques nazis acceptèrent des contrats ''Paperclip'', autorisés par les Chefs d'État-Major Interarmes, et furent mis au travail à la base aérienne de Randolph, à San Antonio, au Texas. En 1953 la CIA, la U.S. Navy et le U.S. Army Chemical Corps menaient leurs propres programmes de narco-hypnose sur des victimes non consentantes incluant des prisonniers, des patients psychiatriques, des étrangers, des minorités ethniques et ceux classifiés en tant que déviants sexuels. (2)

Ce ne fut que vers le milieu ou à la fin des années 1970 que le public américain apprit l'existence d'une série de programmes secrets qui furent menés pendant les deux décennies précédentes par les militaires et la communauté du renseignement. (3) Principalement concentrés sur la narco-hypnose, ces programmes clandestins étendus portaient les noms de projet MKULTRA, MKDELTA, MKNAOMI, MKSEARCH (Mk signifiant Mind Kontrol), BLUEBIRD, ARTICHOKE et CHATTER. Le but principal de ces programmes et des autres projets connexes était le développement d'un assassin ''programmable'' fiable. L'objectif secondaire visait à mettre au point une méthode de contrôle du citoyen. (4)

Les travaux secrets du Dr. Jose Delgado visant à créer une société psycho-civilisée par l'entremise d'un " stimoceiver"  sont particulièrement pertinents. (5) Les travaux de Delgado furent déterminants, et ses expériences sur des humains et des animaux démontrèrent que la stimulation électronique peut provoquer des émotions extrêmes incluant la rage, la convoitise et la fatigue. Dans son exposé '' Intracerebral Radio Stimulation and recording in Completely Free Patients" Delgado fit remarquer que: "La stimulation par radio sur différents points  à l'intérieur de l'amygdale et de l'hippocampe de quatre patients produisit une série d'effets, y compris des sensations de bien-être, de l'exaltation, une concentration profonde, des sentiments bizarres, une super relaxation (un précurseur essentiel pour l'hypnose profonde), des perceptions chromatiques, et d'autres réponses."

En ce qui concerne le terme "perceptions chromatiques'', il est raisonnable de conclure que le Dr. Delgado faisait référence à des hallucinations -- un effet que certaines soi-disantes "victimes" mentionnent couramment. (7) Delgado avait déjà prévu, dès 1969, que dans un futur proche un ordinateur pourrait établir une communication bidirectionnelle avec le cerveau humain -- un événement qui s'est produit pour la première fois en 1974. Lawrence Pinneo, un neurophysiologue et ingénieur électronicien travaillant pour l'Institut de Recherche de Stanford (un des principaux contracteurs militaires), "développa un système informatique capable de lire dans l'esprit d'une personne. Le système mis au point par Pinneo était capable d'associer les ondes cérébrales d'un électroencephalographe avec des commandes spécifiques. Il y a vingt ans l'ordinateur répondait à la requête avec un point sur un écran de télévision. De nos jours ce pourrait être l'entrée d'un stimulateur (ESB) à des stades avancés utilisant des radiofréquences." (8)

La narco-hypnose s'avérait, prétendument, peu fiable, bien que quelques auteurs et observateurs contestent ce fait. (9) Des études additionnelles, entreprises par le Dr. Ewen Cameron de l'université McGill de Montréal, et financées par la CIA, ont été orientées sur l'effacement de la mémoire et l'imposition de nouvelles personnalités à des patients non consentants. Cameron découvrit que le traitement par électrochoc causait l'amnésie. Il entreprit un programme qu'il appela le "De-patterning" qui effacait la mémoire des patients sélectionnés. Des travaux subséquents révélèrent que des sujets pourraient être transformés en machine virtuelle vide (Tabula Rasa) et être ensuite reprogrammés avec une technique qu'il baptisa "psychic driving." Ces recherches, une fois révélées au public ( en raison des lois d'accès à l'information FOIA )soulevèrent un tel tollé que Cameron fut contraint de prendre sa retraite dans le plus grand déshonneur.

La carrière du Dr. John C. Lilly (10) est également digne d'intérêt. Le directeur de l'Institut National de la Santé Mentale lui demanda de résumer ses travaux, qui consistaient à stimuler directement par le biais d'électrodes les centres cérébraux du plaisir et de la douleur, à des membres de la CIA, du FBI, de la NSA et des services de renseignements militaires. Lilly fit remarquer qu'il refusa la demande. Cependant, comme il le dit dans son livre, il continua à mener des travaux ''utiles'' pour le compte de la sécurité nationale. En termes de coïncidences cela s'avère intéressant, car ces événements eurent lieu en 1953. Le scientifique Eldon Byrd, qui travailla pour le Naval Surface Weapons Office, fut chargé en 1981 de développer des dispositifs électromagnétiques à des fins de répression des émeutiers, d'opérations clandestines et d'extractions d'otages. (11)

De 1965 jusqu'à 1970, la Defense Advanced  Research Projects Agency (DARPA), dont le budget est financé  à hauteur de 70-80% par l'appareil militaire, lança l'opération PANDORA. Son but était d'étudier les effets physiologiques et  psychologiques des micro-ondes de basse intensité du "signal de Moscou" sur du personnel.  Ce projet qui semble avoir été d'une grande ampleur incorporait des études (financées par la marine américaine ) démontrant comment provoquer des  crises cardiaques,  créer des fuites dans la barrière sang/cerveau et la production d'hallucinations auditives. En dépit des tentatives de rendre le programme Pandora transparent à un examen rigoureux, les requêtes de FOIA révélèrent les mémorandums de Richard Cesaro, le directeur du DARPA, qui confirmèrent que  le but initial du programme  était de " découvrir si un signal micro-onde étroitement contrôlé pouvait contrôler l'esprit." Cesaro insista pour que ces études soient faites dans l'espoir qu'elles mènent au développement "d'armes potentielles." (12)

Après un immense tollé public, le Congrès interdit les recherches sur le mind control et exigea la cessation de tous les projets en cours. Cependant l'ancien agent de la CIA Victor Marchetti révéla que ces programmes étaient devenus encore plus clandestins et incorporaient un élément de déni, en dépit des affirmations contraires de la CIA. (13) Malgré le fait que plusieurs des projets mentionnés ci-dessus incorporaient l'utilisation de narcotiques et d'hallucinogènes, les Projets ARTICHOKE, PANDORA et CHATTER démontrent clairement que les éléments "psychoélectroniques'' étaient une haute priorité. En effet, l'informateur anonyme de l'auteur John Marks (connu sous le sobriquet humoristique de ''Deep Trance") affirma qu'à partir de 1963 les recherches sur le mind control mirent l'emphase sur l'électronique.

Une corporation obscure du District de Columbia, appelée Mankind Research Unlimited (MRU) et sa filiale entièrement contrôlé, Systems Consultants Inc. (SCI), opéraient un nombre de contrats classifiés des services de renseignements, du gouvernement et du Pentagone, se spécialisant dans, parmi d'autres domaines de recherches : "la résolution de problèmes dans les secteurs de la guerre électronique, de la technologie des senseurs et des applications." (14)

La ''capacité et l'expérience'' de MRU se divisent en quatre champs d'applications. Ceux-ci incluent la "Biophysique -- Effets Biologiques des Champs Magnétiques,"  "Recherche dans la Dynamique  Magnéto-Fluide, " "Dynamiques  Planétaires Électro-Hydrauliques" et " Effets Géo-pathiques sur les Organismes vivants." Ce dernier champ se concentre sur l'induction de la maladie en altérant la nature magnétique de la géographie. Les domaines suivants sont également sous étude: la " Biocybernétique, Expériences Psychodynamiques  en Télépathie, " Erreurs dans la Perception Humaine, " "Champs Biologiquement Générés, " "Métapsychiatrie et Esprit Ultraconscient" (se rapporterait à des expériences de mind control télépathique ), "Neuropsychiatrie comportementale, " "Analyse et Mesure d'États Humains Subjectifs " et ''Patterns Comportementaux  Humains Inconscients."

Employant d'anciens officiers de l'OSS, de la CIA et du renseignement militaires, la compagnie engage également les services de médecins et de psychologues éminents incluant E. Stanton Maxey, Stanley R. Dean, Berthold Eric Schwarz ainsi que de nombreux autres. MRU énumère dans ses compétences "cerveau et mind control." (15) En dépit des dénis véhéments du Président de MRU que sa compagnie n'est pas une "organisation façade d'aucune branche du gouvernement des États-Unis…" (16) on doit considérer ces assertions avec beaucoup de scepticisme.

Il s'en est suivi une interruption importante des informations disponibles sur le mind control à partir des années 1980 jusqu'à nos jours. Cela semble d'abord avoir concordé étroitement avec la présidence de Ronald Reagan et , peu étonnamment, semble s'être poursuivie sous la présidence de Bush père. (17) En conséquence, le Freedom of Information Act, jusqu'alors convivial, est devenu moins accessible et plus bureaucratique. Les coûts de recherche montèrent en flèche et le matériel qui avait été (ou devait être) déclassifié fut revu et reclassifié. Ce phénomène n'est pas une situation inhabituelle aux Etats-Unis, et tend à obscurcir la face que le Congrès présente au public. L'indignation publique conduit à une libéralisation temporaire, mais dès que la mémoire publique commence à oublier (trop vite), les anciennes  façons de faire secrètes et institutionnalisées réapparaissent rapidement. Passons maintenant à une époque plus récente.

En 1989, CNN diffusa une émission sur les armes électromagnétiques et montra un document du gouvernement américain qui exposait un plan d'urgence prévoyant l'utilisation d'armes électromagnétiques contre des «terroristes». Avant la diffusion de l'émission, un ingénieur médical du DoD (Département de la Défense) cita une histoire affirmant que dans un contexte de conditionnement, les micro-ondes et d'autres modalités ont été régulièrement utilisés contre les Palestiniens.

En 1993, Defense News annonca que le gouvernement russe discutait avec ses homologues américains le transfert d'informations techniques et d'équipements dénommés «Psycho-Correction Acoustique." Les Russes prétendaient que ce dispositif faisait intervenir "la transmission de commandes spécifiques par le biais de la statique ou de bandes de son blanc (white noise) dans le subconscient humain sans perturber les autres fonctions intellectuelles." Les experts déclarèrent que les démonstrations opérées par cet équipement avaient démontré  des "résultats "encourageants après une exposition de moins d'une minute", et conférait à son opérateur «la possibilité de modifier le comportement de sujets consentants ou non-consentants." L'article poursuit en expliquant que, combinés, "logiciels et matériels associés au (sic) programme de psycho-correction pourraient être achetés pour aussi peu que $ 80.000 américains." Les Russes observent ensuite que «l'opinion mondiale n'est pas encore prête pour faire face adéquatement aux problèmes résultant de la possibilité d'accéder directement à l'esprit humain."

La Psycho-Correction Acoustique remonte au milieu des années 1970 et peut être utilisée pour "réprimer les émeutiers, contrôler les dissidents, démoraliser ou mettre hors d'état de nuire les forces opposées et améliorer la performance des équipes d'opérations spéciales amies." (18) Une des préoccupations des États-Unis par rapport à ce dispositif fut soulevée par Janet Morris, du  Conseil Stratégique Global, un groupe de réflexion basé à Washington créé par l'ancien directeur adjoint de la CIA Ray Cline. Morris souligna que "des troupes au sol risquaient d'être exposées à des sons se propageant par conduction osseuse et que ces sons ne pourraient pas être stoppés par des bouchons d'oreille ou autres équipements de protection." Ces derniers mois, j'ai rencontré un contact russe qui avait visité la Russie plus tôt cette année et discuté des efforts de recherche russe avec lui. Il a, à son tour, rencontré un certain nombre de scientifiques russes qui sont compétents dans ce domaine. Je n'ai pas de doutes que l'article de Defense News cité précédemment est fondamentalement juste.

Dans ses travaux de pionnier, le Dr Ross Adey détermina que les états émotionnels et le comportement peuvent être influencés à distance en plaçant simplement un sujet dans un champ électromagnétique. En dirigeant une fréquence porteuse pour stimuler le cerveau et en utilisant la modulation d'amplitude de manière à façonner l'onde pour qu'elle imite une fréquence  EEG(Électroencéphalographe) désirée, il parvint à imposer un rythme thêta de 4,5 CPS(Cycles par Secondes) sur ses sujets. Les Drs. Joseph Sharp et Allen Frey expérimentèrent avec des micro-ondes cherchant à transmettre des paroles directement dans le cortex audio via un micro-onde pulsé, un procédé similaire aux vibrations sonores qu'émet un haut-parleur. En effet, le travail de Frey dans ce domaine, datant de 1960, a donné naissance à ce que l'on appelle «l'effet de Frey» qui est maintenant plus communément connu sous l'appellation «audition micro-ondes." (19) Au sein du Pentagone cette capacité est maintenant connue sous le nom de "Télépathie Artificielle". (20) Adey et d'autres ont compilé une bibliothèque exhaustive de fréquences et de taux de pulsations qui peuvent affecter l'esprit et le système nerveux. (21)

Durant le siège de l'église du Mt. Carmel  près de Waco, au Texas, des agents du FBI discutèrent avec leurs homologues russes de  l'utilisation de la Psycho-Correction Acoustique sur David Koresh et les Davidiens. On croit que cette éventualité n'a pas eu lieu. Cependant, certaines armes EM inhabituelles furent déployées à Waco. BBC World News et des séquences  de film du FBI en la possession de cet auteur montrent à la fois la démonstration de l'équipement russe, ainsi qu'un générateur de bruit inconnu et un appareil stroboscopique capable de générer des basses fréquences utilisés à Waco.

Des armes de cette même nature ont-elles été développées et testées sur le terrain? À en juger par le nombre d'individus et de groupes portant plaintes pour harcèlement, la réponse semble être "oui". Kim Besley, du Camp de la Paix des Femmes de Greenham Common, a compilé un catalogue assez complet des effets qui résultèrent de signaux à basses fréquences émanant de la base américaine de Greenham Common, ciblant apparemment les femmes manifestantes . Ces effets incluent notamment: des vertiges, des saignements de la rétine, des brûlements du visage  (même la nuit), des nausées, des troubles du sommeil, des palpitations, une perte de concentration, une perte de mémoire, de la désorientation, des maux de tête sévères, de la paralysie temporaire, des troubles d'élocution, de l' irritabilité et un sentiment de panique dans des situations ne générant normalement pas de panique. Des effets identiques et similaires ont été signalés ailleurs et semblent être assez répandus parmi les soi-disantes «victimes». Plusieurs de ces symptômes ont été associés dans la littérature médicale à des expositions aux micro-ondes et en particulier par le biais d'expositions  non thermiques ou de faible intensités. (22) Ces effets ont été étudiés par le Dr Robert Becker, deux fois nominés pour un Prix Nobel, et un spécialiste des effets EM. Son rapport confirme que les symptômes reflètent ceux qu'il s'attendrait à retrouver si des armes à micro-ondes avaient été déployées.

Le numéro d'avril 1994  du magazine Scientific American publia un article intitulé "Bang! You're Alive", qui décrit brièvement une partie de l'arsenal connu des armes «Less Than Lethal" actuellement opérationnelles. Elles incluent notamment des fusils laser et des générateurs d'infrasons de basse fréquence suffisamment puissants pour provoquer la nausée ou la diarrhée. Steve Aftergood de la Fédération des scientifiques américains (FAS) remarqua que les armes non létales sont souvent liées aux  dispositifs de «contrôle de l'esprit" et que trois des plus éminents défenseurs de la non-létalité partagent un intérêt pour les phénomènes psychiques. (23)

Les projets en cours de développement incluent SLEEPING BEAUTY (BELLE AU BOIS DORMANT), et implique l'utilisation sur le champ de bataille d'armes  électromagnétiques pouvant agir sur l'esprit. Ce projet est dirigé par Jack Verona, un  officier de haut rang de la DIA (Agence de défense du renseignement). Le Dr Michael Persinger de l'Université Laurentienne est également employé par ce projet. D'autres sources ont révélé un projet intitulé MONARCH qui, supposément, serait orienté vers la création délibérée de troubles graves de personnalités multiples. (24)

Plusieurs croient que ces programmes et les projets connexes ont été placés sous l'appellation d'armes non létales, aussi connues comme "moins que létales», qui sont maintenant promulguées dans le cadre de la doctrine du conflit de basse intensité, un concept de la guerre du 21e siècle. Il est clair que beaucoup de ces programmes du Pentagone et autres LTL(Less than Lethals) apparentés sont hautement classifiés. D'autres considèrent que de nombreux programmes "noirs"  similaires ou apparentés sont financés a partir des immenses ressources des programmes de lutte antidrogue américaine qui disposaient d'un budget de 13,2 milliards de dollars en 1995. (25)

Le 21 Juillet 1994, le secrétaire à la Défense William J. Perry publia un mémorandum sur les armes non létales, qui décrivait une liste prioritaire des missions pour l'utilisation de ces technologies. En second sur la liste était le "contrôle des foules". Venant seulement cinquième était "désactiver ou détruire des armes ou une arme en développement /en production, y compris celles soupçonnées d'être des armes de destruction massive." Il est donc clair que le concept de  non-létalité est fondamentalement perçu comme étant anti-personnel plutôt qu'étant  anti-objet.

En Juillet 1996, le Spotlight, un journal  largement diffusé de la droite américaine , rapporta que des sources haut placées au sein du DoD confirmèrent un contrat classifié du Pentagone ayant pour objet le développement de "générateurs électromagnétiques à haute puissance qui interfèrent avec les ondes du cerveau humain." L'article citait le protocole d'accord datant de 1994 entre l'Attorney General Janet Reno, et le secrétaire à la Défense William Perry pour le transfert d'armes LTL destinées aux forces de  l'ordre. Un budget  d'environ 50 millions de dollars a été débloqué pour le financement de programmes  "noirs" connexes. Le Dr Emery Horvath, professeur de physique à l'Université Harvard, déclara en référence au générateur haute puissance pouvant interférer avec les ondes cérébrales humaines que "Ces zappeurs de crânes électroniques sont conçus pour envahir l'esprit et court-circuiter ses synapses... entre les mains de techniciens du gouvernement, ils peuvent être utilisés pour désorienter des foules entières, ou pour manipuler des individus  à commettre des actes auto-destructeurs. Ce sont des armes terrifiantes. " (26)

Dans un document de 1993 du U.S. Air Command and Staff College intitulé Technologies Non Létales et Puissance Aérienne, les auteurs du document, les majors Jonathan W. Klaaren (USAF) et le major Ronald S. Mitchell (USAF) exposèrent les armes NLT sélectionnées. Celles-ci incluaient notamment les armes "Acoustiques" (son pulsé / atténué à haute intensité sonore , les infrasons (très basse fréquence) et Polyson (volume élevé, distraction), ainsi que les micro-ondes de haute puissance (HPM) qui possèdent la capacité de dissuader ou de neutraliser les êtres humains.

Ces armes ainsi que d'autres classifiées secrètes sont transférées aux agences domestiques du maintien de l'ordre, comme le démontre le Symposium Technologique International de l'ONDCP de 1995 (Office of National Drug Control Policy), "Application de la loi anti-drogue: la technologie appliquée à l'amélioration de l'efficacité opérationnelle», qui souligne qu'on assiste à un «Transfert des technologies militaires de pointe à l'environnement civil du maintien de l'ordre." Certains observateurs craignent que l'industrie florissante des stupéfiants soit une «couverture» idéale pour faire opérer un transit des technologies non létales vers des tâches politiques domestiques. Que cette crainte soit simplement due à une  peur mal placée "orwelliene" reste à voir. Cependant, le crime organisé est si globalement «organisé» que les experts croient qu'il est  maintenant impossible de l'éradiquer ou même de lutter efficacement contre lui. (27)

Ce qui précède donne quelques informations nécessaires sur les origines et la chronologie entourant le développement des armes électromagnétiques anti-personnelles, et en particulier démontre que les États-Unis ont un intérêt intense et de longue date pour le contrôle de l'esprit et la modification du comportement s'étendant sur cinq décennies. Comme nous l'avons vu, des informations fragmentaires ont émergé pour de brèves périodes, pour redisparaître, une fois de plus, du regard du public. Il reste à dire que de grands et nombreux progrès  dans le domaine de la technologie des champs électromagnétiques et des techniques de contrôle mental ont, apparemment, été réalisés durant les années soixante, soixante-dix et quatre-vingts. En particulier, des vétérans de la guerre du Vietnam font parfois état d'histoires bizarres qui, collectivement, (si c'est vrai) laissent supposer qu'un bond immense a été fait dans la connaissance de ces champs d'études qui restent largement dissimulés derrière le rideau étanche de la sécurité nationale. (28)

Le major Edward Dames, affecté à l'Agence de la Défense du Renseignement (DIA) du Pentagone jusqu'en 1992, était un membre de longue date de l'opération hautement classifiée GRILL-FLAMME, un programme qui portait sur certaines des possibilités les plus bizarres de la collecte du renseignement et de l'interrogation à distance. Connu sous l'appellation de "remote viewers", le personnel de GRILL-FLAMME possédait une aptitude marquée pour le psychisme qui fut mise à profit pour "pénétrer" les cibles désignées et de collecter des renseignements importants sur des personnalités influentes. Le programme fonctionnait avec deux équipes: l'une travaillant à l'installation top secrète de la NSA (Agence de la Sécurité Nationale) à Fort Meade dans le Maryland, et l'autre à l'ISR (Institut de Recherche de Stanford). On dit que les résultats du programme s'avérèrent exemplaires.

Après la débâcle Oliver North, le Secrétaire à la Défense a officiellement mis un terme au projet GRILL-FLAMME, craignant une mauvaise presse si le programme venait à être connu du public. Les principaux membres du projet - y compris le major Dames - furent immédiatement réaffectés à une entreprise privée nouvellement créée Psi-Tech, et continuent leur travail à ce jour, opérant sous contrat gouvernemental. Dans le cadre de son travail, Dames était (et demeure) près de nombreuses figures de proue et de promoteurs des armes électromagnétiques anti-personnelles, en particulier celles qui opèrent dans le domaine neurologique. Lors de l'émission de NBC "The Other Side", le major Dames déclara que «Le gouvernement américain dispose d'un dispositif électronique qui peut implanter des pensées parmi la population». Il a refusé de commenter davantage. Le programme a été diffusé sur les ondes de NBC en avril 1995.

Cet aperçu n'est qu'un survol  fragmentaire de programmes qui ont été, et continuent d'être, hautement classifiés sous prétexte de sécurité nationale. Lorsque l'information était disponible par une demande de FOIA, un grand nombre d'informations additionnelles (en fait la grande majorité) ont été délibérément détruites ou perdues. Cependant, cet auteur considère que ce qui est disponible est suffisant pour tirer comme conclusion que les recherches dans ce domaine continuent. Le développement et le déploiement de systèmes d'armes EM qui peuvent affecter les fonctions biologiques du corps, ou plus important encore, interférer avec l'esprit humain, est une cause de grande préoccupation humanitaire.
À une époque où la menace de guerre mondiale a diminué en raison de la détente entre l'Est et l'Ouest, on peut s'attendre à ce qu'une certaine forme d'introspection se produise dans les pays développés occidentaux. Les sociétés qui ont été générationnellement et économiquement organisées pour faire la guerre éprouvent en général de la difficulté à faire la transition vers une économie de paix. Pourquoi en est-il ainsi n'est pas l'objet de cet exposé. Incapable de projeter son «ombre» vers l'extérieur sur une autre nation, l'ennemi extérieur se transforme bientôt en ennemi intérieur. (29) Aux États-Unis (30), par exemple, il y a une tendance en plein essor de coopération entre les militaires et les organismes civils de maintien de l'ordre en matière d'armement LTL. Alors qu'il est clair que cela est motivé dans une certaine mesure par des considérations budgétaires, il demeure des préoccupations légitimes quant aux effets à long terme de cette tendance sur la démocratie.

La réalité d'une classe inférieure en pleine croissance et de plus en plus appauvrie par l'économie de guerre et par les mesures d'austérité, est certaine d'aboutir à des troubles civils grandissants, à la désobéissance civile, à des luttes, à des troubles dans les quartiers pauvres et très probablement bien pire encore. (31) Plutôt que de chercher à résoudre les causes sous-jacentes de ces tensions, il est à craindre que les gouvernements auront plutôt recours à des mesures plus drastiques pour réprimer la dissidence domestique. Les pays industriels occidentaux sont particulièrement sujets à ces développements pour une variété de raisons. (32)

Les armes Moins que Létales anti-personnelles (33) sont considérées dans certains milieux influents comme étant le remède idéal pour de futurs troubles intérieurs de grande ampleur. (34) Le danger avec de telles possibilités est que la démocratie occidentale peut commencer à faillir, ou souffrir de tels reculs dans ses formes traditionnelles démocratiques qu'elle deviendra de plus en plus répressive et oligarchique. (35) Armé d'armes technologiques innovatrices qui ne tuent pas nécessairement (36), mais qui rendent les segments marginalisés de la société physiquement inactifs, émotionnellement stupéfaits et incapables de pensées significatives est l'objectif de ceux qui favorisent une "société psycho-civilisée." Ceci est un scénario effrayant et par trop réaliste. Que ce soit à dessein ou non, un tel résultat ne serait rien de moins qu'une dictature.

Addendum:

Suite à la préparation de ce document et avant sa publication par le Dr Nick Begich au Flashpoints Earthpulse, un petit nombre d'erreurs factuelles et commentaires divers ont été reçus et sont désormais inclus ci-dessous par souci d'exactitude.

Note 35. Noam Chomsky, dans une correspondance avec cet auteur, conseille que: «... nous n'avons pas vraiment soutenu que la démocratie a déjà été supplantée. " Plutôt, que son fonctionnement dépend d'une presse réellement libre, et qu'il existe seulement en partie. Qu'il y a un État à parti unique - dans le sens où il y a seulement des factions du «parti des affaires» n'est pas notre idée. C . Wright Mills, entre autres, remonte à loin. "
Chomsky se réfère également à mon avertissement sur l'article de Spotlight (voir note 26) concernant les commentaires attribués au Dr. Horvath et observe que «Ce n'est pas le genre de commentaires qu'un physicien de Harvard serait susceptible de faire." C'est une telle observation flagrante que je me demande pourquoi je n'y avais pas pensé moi-même. J'attends toujours la réponse du Dr Horvath, si effectivement une telle personne existe. Cette citation, par conséquent, doit être prise avec une prudence encore plus grande. D'autre part, le Dr. Steve Aftergood de la Fédération des Scientifiques Américains m'a écrit pour me conseiller: "Spotlight est, à mon avis, une source absolument non crédible (comme vous le suggérez). Sans être en mesure de vérifier le reste de l'article, cependant, la citation m'étant attribuée était exacte. "

Au cours d'un long appel téléphonique , le chercheur britannique Armen  Victorian me souligna un certain nombre de faits pertinents et intéressants: A) Le major général Stubblebine a quitté Psi-Tech - il fut éliminé dans un "coup d'État palatial" manigancé, selon Armen, par le major Ed. Dames et le colonel John Alexander. B) En plus de son rôle (soutenu par le DoD) consultatif ad hoc sur la Non Létalité à l'OTAN, Alexander occupe maintenant le poste de dirigeant de la National Institute for Discovery Science (NIDS), basée au Nevada, pour le compte du multi-millionnaire R. Bigelow. Bigelow recrute présentement du personnel de haut niveau afin d'étudier des disciplines scientifiques périphériques, y compris le Remote Viewing (Observation à distance), ovnis, etc. Jacques Vallée, le chercheur ufologique français renommé , fait également partie de l'équipe. Armen publiera un article de fond sur ces questions dans un prochain numéro de LOBSTER de Robin Ramsay.

Projet Monarch: Martin Cannon m'a récemment écrit me faisant remarquer qu'il estimait que ce projet n'existerait pas.

Notes:

1) Fait intéressant, cette fonctionnalité est désormais confirmée dans les rapports de presse récents en matière d'armes LTL.

2) Pour un plus ample exposé des expériences nazies se référer à Résonance n ° 29 Novembre 1995, publié par le Groupe d'Intérêt Spécial Bioélectromagnétique de l'American Mensa  Ltd, et tiré d'une série d'articles publiés par le Napa  Sentinel , 1991 par Harry Martin et David  Caul.

3) En particulier la publication de John Marks 'La recherche du Candidat Mandchou (Penguin Books, Londres 1979) et  Operation Mind Control de Walter Bowart (Fontana Books, Londres, 1979).

4) Bowart Walter.

5) Voir Delgado "Contrôle Physique de l'Esprit: Vers une société Psycho-civilisée", "Stimulation  Radio  Intracérébrale dans des  Patients Entièrement Volontaires» dans Schwitzgebel & Schwitzgebel (eds.). Parlant en 1966, Delgado affirma que ses recherches «étayaient la conclusion déplaisante que le mouvement, l'émotion et le comportement peuvent être dirigés par des forces électriques et que les humains peuvent être contrôlés comme des robots par des boutons pressoirs." (Think 32 Juillet-août 1966). Delgado était financé par l'Office of Naval Intelligence (ONI). On croit qu'il travaille encore comme consultant pour le gouvernement américain.

6) Mon italique.

7) Voir «Mind Control et le gouvernement américain" par Martin Cannon, du LOBSTER 23.

8) Voir «Manipulation neuronale par radar" par Armen Victorian, du LOBSTER 30, et aussi le Time Magazine, Juillet 1, 1974 "Mind Reading Computer."

9) Marks note que la grande majorité des documents clés de la CIA ont été illégalement détruits, en 1973, sur l'ordre du DCI de l'époque, Richard Helms. D'autres auteurs ont noté le profil psychologique de Sirhan Bishara Sirhan , citant une "amnésie" virtuellement inguérissable qui dure à ce jour. En 1968, le Dr. George Eastabrooks (considéré par certains comme le grand-père de l'hypnose appliqué à la guerre) déclara à un journaliste du Providence Evening Bulletin qu'il avait effectué des travaux d'hypnose étendus pour le compte de la CIA, du FBI et du renseignement militaire. Il a poursuivi en disant que la clé pour créer un espion ou un assassin efficace repose dans «la création de personnalités multiples, à l'aide de l'hypnose", une technique qu'Eastabrooks considérait comme "un jeu d'enfant." Il a poursuivi en disant que "Lee Harvey Oswald et Jack Ruby pourraient très bien avoir agi sous l'effet de l'hypnose." Ce qui est digne d'intérêt dans ce contexte était un livre écrit par Lincoln Lawrence (un pseudonyme), un ancien agent du FBI qui révéla l'existence d'un document de la CIA de 350 pages  qui décrit une technique dite de RHIC-Edom (Hypnose Radio intra-cérébrales de contrôle - Dissolution électronique de la mémoire). Certainement plusieurs des nombreux programmes de la CIA cités ci-dessus furent consacrés à provoquer par des moyens électroniques une amnésie . Dans ce contexte, les études de cas du Dr. Ewen Cameron, restent les plus remarquables et les plus effrayantes.

10) Voir son autobiographie, The Scientist.

11) Anna Keeler dans Full Disclosure, 1989.

12) Dans un rapport de la Defense Intelligence Agency (DIA) publié sous la FOIA. Voir aussi Anna Keeler. Le capitaine Paul E Tyler, MC, publia un exposé USN intitulé «Le spectre électromagnétique dans les conflits de basse intensité» (CADRE 1986) est également pertinent à cet égard. L'observation de Tyler est, naturellement, voilée dans des «peut-être et des si» mais elle est non moins instructive lorsque placée dans le contexte de PANDORA et autres projets.  

 13) Dans une entrevue avec John Marks. Le vétéran de la CIA Miles Copeland a admis à un journaliste avant sa mort que "Les sous-comités du Congrès, qui ont fait des investigations dans ces domaines n'ont entrevu que le strict minimum". De même, l' expert en hypnose Milton Kline, un vétéran de l'expérimentation secrète dans ce domaine confirma en 1977, que son travail pour le gouvernement continuait.

14) Voir AJ Weberman:«L'histoire de Mankind Research Unlimited, Inc" Covert Action Quarterly, numéro 9, Juin 1980.

15) Ibid. Cité des «fuites» et / ou «volé» les documents.

16) Ibid.

17) Malgré ses références apparemment démocratiques, le président Clinton n'est pas un réformateur à cet égard. En parfaite continuité avec toutes les administrations précédentes remontant jusqu'aux années 1930, l'administration du président Clinton est constituée en grande partie de personnes qui sont membres du CFR (Council on Foreign Relations) ou de la Commission Trilatérale (ou les deux). Il existe certaines preuves laissant supposer que le président Clinton avait une relation spéciale et étroite avec la Central Intelligence Agency pendant ses jours en tant que gouverneur de l'Arkansas. Terry Reed, un ex-agent de la CIA, révéla que Clinton était un  «atout» de l'agence pendant la période au cours de laquelle il travaillait pour la CIA. Cela peut ne pas être aussi absurde que cela en a l'air, en vue de la décision de la Commission Starr d'étudier cet aspect du passé du président.

18) En rapport avec "l'amélioration des capacités des forces amies" voir les nombreux articles et exposés sur le colonel John B. Alexander. Alexander, un ancien commandant des forces spéciales des Bérets Verts, était membre du programme d'assassinat américain "Phoenix" au Vietnam. Jusqu'à récemment, il a été directeur des programmes d'armes non létales au Laboratoire National de Los Alamos, mais a depuis démissionné à la suite, on le croit, d'une quantité excessive de publicité négative. Il occupe toujours le poste de conseiller de l'OTAN sur les armes non létales. Alexander écrivit un article (et plus tard co-écrit un livre intitulé The Warrior's Edge) publié dans Military Review dans lequel il expose un certain nombre de sujets considérés jusqu'ici comme marginaux- y compris la télépathie - qui devraient être intégrés à l'arsenal des armes du futur. Alexander se consacre au développement d'un soldat surhumain possédant des capacités augmentées qui pourrait conduire à un «guerrier invincible." Dans son livre, il compare un tel soldat à un chevalier Jedi, des film Star Wars (Projet Jedi). Il a des soutiens puissants, dont le vice-président Al Gore. Alexander est considéré comme le grand père des armes non létales. Il serait fortement impliqué dans le contrôle mental et les projets psychotroniques. Voir Armen Victorian, «La guerre psychique et les armes non-létales".

19) À cet égard, les travaux du Dr. James Lin de l'Université de Wayne State sont dignes de mention. Lin écrivit un livre intitulé Effets Auditifs des Micro-ondes et Applications, dans lequel il déclare «La capacité de communiquer directement avec des humains par des micro-ondes pulsés n'est évidemment pas limitée au domaine de la médecine thérapeutique."

20) Se reporter au Dr. Robert Becker qui déclara: «Un tel dispositif a des applications évidentes pour les opérations clandestines dont le but est de rendre cinglée une cible avec des " voix " ou de transmettre furtivement des instructions à un assassin programmé." En 1974, le Dr. J. F. Scapitz proposa un plan pour explorer l'interaction des signaux radios et l'hypnose. Il déclara que "Dans cette enquête, il sera démontré que la parole de l'hypnotiseur peut être transmise par modulation de l'énergie électromagnétique directement dans les parties subconscientes du cerveau humain - c'est à dire sans employer tous les dispositifs techniques pour la réception ou le transcodage des messages et sans que la personne exposée à une telle influence ait une chance de contrôler consciemment l'entrée des informations . " Les travaux de Schapitz étaient financés par le DoD. Malgré des demandes de FOIA, ses travaux n'ont jamais été rendus publiques. En outre, il est intéressant de noter la date de 1974, qui correspond presque exactement à la période où l'URSS débuta son propre programme qui aboutit à "la technologie de Psycho-Correction Acoustique."

21) Au cours du mois d'octobre 1994, le Dr. Ross Adey se rendit à Londres pour participer à une conférence sur les conséquences des champs électromagnétiques sur la santé . À cette époque, cet auteur collaborait avec un documentariste bien connu à la production d'un documentaire sur le sujet. Je contactai les organisateurs du congrès, reçu une invitation gratuite et on me garantit que je serais autorisé à parler avec le Dr. Adey en privé. De plus j'assurai l'organisateur que toute réunion serait strictement confidentielle et officieuse si cela permettait au Dr. Adey de se sentir plus à l'aise. En fin de compte, le Dr. Adey refusa de me rencontrer et mon invitation gratuite pour assister à la conférence fut annulée. Le Dr. Adey déclara que le sujet était "trop ​​technique" pour être discuté.

22) Des effets en grande partie similaires ont été rapportés, par exemple, au Camp des Femmes pour la Paix à Seneca, dans l'État de New York.

23) L'étude des phénomènes psychiques faisait partie, en fait, des programmes du Pentagone classifiés durant de plus de deux décennies. Deux «équipes» séparées menèrent des expériences de pointe. Une équipe opérait à partir de l'ISR et l'autre à partir de l'installation de la NSA à Fort Meade dans le Maryland. Pendant ce temps, le Major Général Albert N. Stubblebine, Directeur du Renseignement et du Commandement de Sécurité de l'Armée Américaine, supervisait un programme dédié au "remote viewing", où des agents étaient chargés, entre autres, de la traque des sous-marins soviétiques "Boomer" . Stubblebine est actuellement président du conseil d'administration de PSI-TECH, une société privée spécialisée dans la visualisation à distance et d'autres activités. Le colonel John Alexander est également membre du conseil. L'entreprise emploie également le major Edward Dames (ex-DIA), le major David Moorhouse (ex-82nd Airborne), et Ron Blackburn (ancien chercheur et spécialiste des micro-ondes, Kirkland Air Force base). PSI-TECH opère dans le secteur privé et a reçu un certain nombre de contrats gouvernementaux classifiés. Pendant la guerre du Golfe, la société fut approchée par le DoD avec une demande que les visualisateurs à distance de l'entreprise soient chargés de traquer et de localiser les missiles Scud irakiens. Le colonel Alexander et C. B. Scott Jones (qui a déjà travaillé pour le gouvernement américain sur la technologie de contrôle mental), partagent tous les deux un intérêt pour les Objets Volants Non Identifiés. Le très réputé journaliste du New York Times Howard Blum révéla dans son livre Out There qu'il y a, en effet, un groupe de travail OVNI DoD au sein de la DIA. Je mentionne cet aspect seulement afin de démontrer que l'armée et la communauté du renseignement ne s'opposent pas à l'expérimentation et dépensent des quantités prodigieuses de taxes et d'impôts des citoyens sur certains aspects "bizarres" de la vie. Les équipes de visualisation à distance ont été dissoutes suite au fiasco d'Oliver North par le Sécrétaire à la Défense qui était préoccupé par la mauvaise publicité que cela pouvait générer. Par la suite, Psi-Tech fut formé et le travail se poursuit toujours...

24) Se reporter à Martin Cannon. LOBSTER 23 "Mind Control et le gouvernement américain." Martin est un chercheur indépendant et objectif qui a dépensé une quantité considérable de temps et d'argent personnel dans la recherche de ce sujet. Voir la référence antérieure au Dr. George Eastabrooks, note 9.

25) Le 24-27  octobre 1995, le Centre Anti-Drogue de l'Estimation Technologique organisa un symposium à Nashua, au New Hampshire. Parmi les sujets abordés figurait le «transfert des technologies militaires de pointe à l'environnement civil du maintien de la paix. Ces technologies incluent notamment le pistage avancé, le marquage, la fréquence radio et d'autres technologies " non-intrusives ".

26) J'ai certaines réserves en citant ce matériel. Tout d'abord, j'écrivit au Dr Horvath et aux deux autres scientifiques mentionnés dans l'article de Spotlight. À ce jour, aucun n'a répondu ni n'a confirmé ou infirmé leurs commentaires. L'un d'eux, Steve Aftergood, est hautement réputé et ne m'est connu qu'indirectement. Les deux autres ne sont pas connus de l'auteur. Il est également important de souligner que Spotlight est une publication de l'extrême-droite américaine et l'on doit, par conséquent, tenir compte de ces citations avec circonspection. D'autre part, Spotlight partage une «philosophie» commune avec certains éléments de l'extrême-droite de l'armée et du renseignement qui sont en position de connaître ces développements et pour leurs propres raisons peuvent avoir rendu cette information disponible.

27) Voir Brian Freemantle, The Octopus, Orion Books Ltd, 1995.

28) Voir Opération Mind Control de Walter Bowart racontant quelques histoires d'horreur efrayantes de vétérans du Vietnam. En particulier le cas de «David», un ancien officier de l'US Air Force qui eut sa mémoire «effacée» suite à sa démobilisation.

29) Voir les oeuvres complètes de Carl Gustav Jung pour un aperçu de la psychologie de la «projection».

31) Aggravées par la criminalité liée aux stupéfiants - actuellement estimée à entre 500 - 800 milliards de dollars par an, donc une industrie surpassant tous les «secteurs commerciaux» à l'exception possible de l'industrie de l'armement. Ces chiffres sont extraits de Brian Freemantle, The Octopus, Orion Books Ltd, 1995.

32) La réalité économique actuelle (et pour le proche avenir) est que les niveaux de vie élevés de larges segments de citoyens occidentaux continueront à s'éroder. Cela va inévitablement conduire à du mécontement qui se manifestera de plus en plus par des troubles civils. Économiquement impuissants à changer de direction, les gouvernements recourront peut-être éventuellement à des remèdes autoritaires, alimentant une plus grande agitation et une répétition de ce cercle vicieux. Ce modèle est basé sur des preuves évidentes que les «nations» ne possèdent plus la puissance économique pour s'opposer aux marchés financiers. La mondialisation de la finance et l'internationalisation des «marchés libres», a conduit aux (ou peut-être résulté de?) sociétés géantes transnationales «apatrides». Collectivement, les corporations transnationales (TNC) sont beaucoup plus puissantes économiquement que n'importe quel État souverain. Sous les assauts conjugués des TNC agissant de concert, (dénommés «les tendances du marché") même le G7 (sous la forme d'interventions de Banques centrales combinées) est souvent réduit à l'impuissance. Selon ce scénario, l'avenir n'augure rien de bon. Les TNC continueront à s'accaparer pour elles-mêmes une part croissante de la richesse mondiale, tandis que les États-nations deviendront de plus en plus dépendants de l'endettement souverain pour leur financement ou devront assumer progressivement le statut d'économies du «Tiers Monde» . Le fardeau de l'«entretien» de la dette souveraine est satisfait par une combinaison de mesures fiscales, principalement l'augmentation de la fiscalité intérieure (directe, indirecte et par des mesures cachées) et une diminution des dépenses. Ces deux mesures ont d'importantes répercussions sur les classes pauvres et bénéficient généralement aux corporations qui restent d'importants bénéficiaires de subventions gouvernementales. Virtuellement impuissante, la structure politique des États souverains aura peu d'alternatives, sinon de faire croire à ses citoyens qu'elle est en contrôle de la situation si elle veut rester au pouvoir. Dépourvu de pouvoir économique, les bonnes vieilles méthodes (sous la forme de technologies soft-kill) sont susceptibles de devenir plus significatives dans le concept du règne du droit. Il est donc évident que les armes LTL seront donc dirigées contre la «rébellion» des classes pauvres. Les "Zapatistes"  Mexicains sont un signal d'alerte précoce de la façon dont ces facteurs socio-économiques sont susceptibles d'avoir un impact dans le futur. Le Mexique aujourd'hui, les États-Unis demain, et après? Voir World Orders Old and New de Noam Chomsky pour une analyse plus exhaustive du phénomène global des corporations transnationales.

33) Spécialement certaines classes d'armes EM qui sont considérées comme ayant la capacité de modifier à distance le comportement ou d'attaquer les fonctions cérébrales supérieures.

34) Voir la directive de Projet du Ministère de la Défense datée du 1 janvier 1995 définissant la prise d'objectifs pour les armes non-létales.

35) Voir Manufacturing Consent (Pantheon Books, New York, 1988) de Noam Chomsky et Edward Herman. Les auteurs expliquent de manière détaillée le rôle généralisé joué par les médias dans la propagation d'objectifs «élitistes» et la marginalisation ou l'ignorance totale  de «nouvelles dures» qui ne correspondent pas au "modèle de propagande». En conséquence, le "consentement" domestique est conçu à la fois par l'absence d'informations qui ne correspondent pas au «modèle» et la mise en avant d'histoires ou de nouvelles dures qui y correspondent. L'impact de ces techniques restreint efficacement le débat politique et économique, marginalisant les points de vue dissidents. Ainsi, les auteurs affirment que la démocratie a déjà été supplantée et que, de facto, un État à parti unique a déjà vu le jour.

36) Cette capacité qu'on dénomme "soft kill" est politiquement désirable.

Traduction française 2011 par Ultime Conspiration.


jeudi 06 octobre 2011Modifié le

Rédacteur: Hiram
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Les Commentaires:

Anonymous
lundi 26 septembre 2011 à 21h26:54 GMT -4.00

Très bon travail compagnon.
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